LE BAIN TURC - HAMMAM
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Bien qu'Archimède se fut élancé tout nu dans les rues de sa ville après sa découverte, son bain manque d'érotisme. Pour être fasciné il faut aller en Orient.et surtout en Turquie.

La tradition du bain turc est très ancienne. Quand les Turcs sont arrivés en Anatolie, ils ont apporté avec eux leurs traditions et ont été confrontés à d'autres variantes locales : les bains Romains et Byzantins. Les traditions ont fusionné et un nouveau concept est né : le bain turc.
Pour le Turc le bain est beaucoup plus qu'un endroit où l'on se lave. Il est intimement lié à la vie quotidienne. C'est un lieu où les gens de chaque rang et catégorie sociale, jeune et vieux, riche et pauvre, peuvent venir librement.
Limportance que lislam accorde à la propreté a entraîné la construction de centaines de hammams en Turquie et principalement à Istanbul, dont nombre existent toujours et remplissent encore leur fonction originelle. La coutûme veut que les hommes et les femmes se baignent séparément. Lusage veut que les musulmans se baignent fréquemment, en particulier le vendredi, jour sacré.
| De nos jour, beaucoup de
hammams de la période ottomane sont toujours en service. Dans un bâtiment voûté,
caractéristique de l'architecture ottomane, on porte le tissu traditionnel, le pestemal, pour se couvrir, on s'asperge
d'eau chaude ou froide, on se savonne à souhait et l'on s'allonge sur une pierre chaude
appelé 'pierre de ventre '. On s'y étend pour se reposer et transpirer et pourquoi pas se faire masser... |
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Le bain turc par
Dominique Ingres
Jean-Auguste-Dominique Ingres
1780-1867
Le bain turc
Cette composition achevée à l'âge de 82 ans conclut les recherches entreprises par Ingres depuis 1807 dans ses Baigneuses, thème associant la nudité féminine à l'exotisme ottoman. La description du harem a pu lui être inspirée par les "Lettres de lady Montagüe" (1764) lues quarante ans plus tôt. La ligne serpentine des corps, la répétition obsédante d'un même modèle enrichissent d'une note d'abstraction la sensualité qui se dégage de cette assemblée de chairs lascives, pur produit du rêve d'un Orient érotique et parfumé que perpétuait depuis un siècle l'imagination occidentale.
Né en 1780 à Montauban (sud-ouest de
la France), Ingres, dont la référence suprême dans la recherche du classicisme était
le peintre Raphaël, a passé une grande partie de sa vie en Italie, dont presque 15 ans
à Rome.
Son uvre recouvre les dernières années de l'époque révolutionnaire française,
le Consulat de Bonaparte, le Premier empire, la Restauration et le Second empire. De cette
époque date notamment son étonnant portrait de Louis-François Bertin, le patron
redouté du "Journal des débats", surnommé par Manet "le Bouddha de la
bourgeoisie".
Le hammam de Çemberlitas
Le hammam de Çemberlitas est considéré I'un des plus importants ouvrages de I`architecture ottomane du XVIéme siécle construit suivant le plan conçu par le plus grand architecte turc Mimar Sinan.
Il a été construit à Istanbul en 1584 par la fondation de la Sultane Nur-u Banu, épouse de Sultan Selim II et mére du Sultan Murat III.
Lire : Les hammams d’Istanbul, comme une prière maternelle