PORTRAIT D'UN TURCOPHILE

MATTEO (Toni)
Le plus corse des turcophiles

51 ans, corse et niçois d’origine, « temporairement » à Paris depuis vingt ans, universitaire de formation, je travaille dans l’édition.

Mon coup de foudre pour la Turquie date d’une affectation professionnelle il y a 30 ans pour représenter une compagnie de tourisme française à Istanbul. J’y suis resté 2 ans, tous mes moments de liberté étaient consacrés à dénicher et savourer les endroits peu fréquentés (à cette époque !) par les touristes : côte de la Mer Noire (Samson/Trabzon), Türkiye’nin dogusu ( Kars, Dogubeyazit…). Les contacts avec la population ont fait de moi un turcophile convaincu et depuis je m’emploie à rendre cette passion contagieuse auprès de mes amis français et européens.

Chaque année, ma thérapie est de me ressourcer quelques jours au bord des yali du Bosphore, à savourer le goût keyif de la vie et apprécier le respect de l’autre (je sais cela peut paraître idyllique et naïf pour ceux que la crise n’a pas épargnés à Istanbul).

Mon apprentissage du turc s’est fait sur place et sur le tas puis en autodidacte et par des cours au centre Anatolie à Paris. Maintenant, le manque de temps me ramène vers les notes prises en voyage et des livres.

Mes centres d’intérêt sur la Turquie : la littérature moderne - ma préférence va à O.Pamuk mais aussi Ahmet Altan (mais pas (encore) dans le texte !), l’architecture ottomane, la musique et les arts traditionnels mais aussi les modes de pensée originaux : Mevlana, le soufisme et les Alévis.

A chacun de mes séjours, je découvre un aspect inattendu et riche de la culture turque et je m’y retrouve un peu chez moi (de là à croire que dans une précédente vie j’étais turc … !)

Mes deux passions :
    les voyages hors des sentiers battus (cela m’a amené dans l’Est de l’Iran, en Afghanistan pour ne citer que la périphérie de la Turquie),
  
les langues car je ne conçois pas de passer une semaine dans un pays sans essayer de communiquer avec la population pour essayer de mieux connaître leur culture.

Comme Kemal, je me suis constitué une fichothèque sur les grands sujets d’actualité sur la Turquie. Cela me permet de renseigner et débattre avec mes amis.

Mon prochain projet : disposer de temps pour étudier la langue turque plusieurs semaines dans un institut  en Turquie. 

Damlaya damlaya göl ölur !..

Depuis que j’ai découvert votre forum il y a quelques mois , je considère BBT comme un formidable moyen de rapprochement et de compréhension entre les Français et les Turcs (d’ici et de là-bas) basé sur le respect et bannissant l’invective. Merci de faire fructifier cette richesse dont trop peu de personne ont conscience. La Turquie a besoin d’être mieux et réellement connu !

Une suggestion: (peut être déjà émise) pour les participants à ce chaleureux forum : constituer une "Amicale BBT" qui organiserait une fois par an une rencontre (rando ?) en Turquie.

Toni
19.11.2003